Très chère communauté de l’Institut d’histoire de l’Amérique française,
C’est un immense plaisir de vous accueillir à Saguenay pour cette 78e édition du congrès de l’IHAF, le rendez-vous annuel incontournable de la communauté historienne de l’Amérique française. Est-il besoin de rappeler l’importance de cet événement dans la vie de notre discipline, moment où elle peut se penser, se renouveler et se donner à voir? Les grandes incertitudes de notre temps nous y invitent peut-être d’autant plus vivement qu’elles appellent à raffermir notre solidarité et notre amitié, conditions essentielles à une circulation des savoirs dans la confiance, la rigueur, le respect et la bienveillance. Ainsi en va-t-il de la science, qui est éminemment collective, car toujours façonnée dans la relation avec les autres, à commencer par nos proches et nos pairs.
Nichée au cœur du Saguenay, dans l’un des plus remarquables paysages du Nord-Est québécois, l’Université du Québec à Chicoutimi est fière d’être l’hôte de cet événement rassembleur sur le thème « Hériter, transmettre, succéder en Amérique française ». Sa tenue s’inscrit d’ailleurs dans une année toute spéciale, alors que Chicoutimi célèbre ses 350 ans d’histoire depuis la fondation, en 1676, du poste de traite de Chicoutimi, carrefour névralgique du commerce des fourrures. C’est ainsi qu’en collaboration avec les festivités du 350e anniversaire, le congrès de l’IHAF tiendra sa séance d’ouverture à la Pulperie de Chicoutimi, lors d’une activité ouverte au grand public consacrée au poste de traite comme objet d’histoire, d’archéologie et de mémoire.
La riche programmation scientifique du congrès, qui se déploiera sur le site de l’UQAC, contient 90 communications savantes, auxquelles s’ajoutent plusieurs tables rondes aux thématiques variées, allant des enjeux de l’accès aux bases de données historiques à la place de l’IA en histoire en passant par les défis de l’édition scientifique en histoire au Québec.
En séance plénière, nous aurons l’honneur d’accueillir cette année Mme Évelyne Heyer, professeure d’anthropologie génétique au Muséum national d’histoire naturelle de Paris – un retour aux sources pour cette éminente chercheuse, qui a amorcé sa carrière à Chicoutimi. Elle nous livrera ses réflexions sur l’héritage et la transmission à la lumière de l’anthropologie génétique, un choix qui nous paraissait tout indiqué pour l’UQAC, reconnue pour sa solide tradition de recherche en histoire sociale, en démographie historique et en génétique des populations.
Cette édition du congrès introduit également quelques changements au programme habituel, inspirés en partie de la consultation menée auprès des congressistes de l’an dernier. Le programme détaillé ne sera disponible qu’en format numérique sur le nouveau site web de l’Institut; l’Assemblée générale annuelle des membres est retirée de la programmation et reportée une semaine après le congrès (le vendredi 30 octobre), en mode virtuel, ceci afin d’alléger l’horaire du congrès et de favoriser les échanges informels. Les séances à trois intervenant.es ont été privilégiées pour favoriser les échanges entre les conférencièr.es et avec le public. Enfin, la soirée dansante de l’IHAF est de retour après le banquet, dans l’espoir de prolonger les moments de convivialité.
Ce congrès est le fruit d’une collaboration étroite entre de nombreuses personnes que je tiens ici à remercier chaleureusement. Je tiens d’abord à exprimer ma profonde gratitude envers le comité organisateur. À Marianne Fortin, coordonnatrice du comité, et Christophe Horguelin, coordonnateur de l’Institut, merci pour votre précieux et constant soutien, dans les creux de vague comme dans les moments plus heureux et porteurs. À Arnaud Montreuil, président du comité scientifique, merci pour ta rigueur, tes conseils et ta grande collégialité. À Häxan Bondu, membre active du comité et illustratrice de talent, merci d’avoir créé la belle signature graphique de l’événement. Merci aussi à Alexandre Dubé et Jany-Claude Bouchard, pour votre appui, vos idées et votre contribution dans l’organisation de l’activité d’ouverture. Enfin, merci à Stéphane Savard, membre-observateur du comité, qui assurera la présidence du congrès de l’IHAF 2027 à l’UQAM.
Je remercie également chaleureusement nos nombreux partenaires, dont les divers logos figurent sur le site web, pour leur appui essentiel. Mes remerciements les plus sincères vont notamment au fichier de population BALSAC, dirigé avec brio par Simon Girard et son équipe, dont l’engagement et la collaboration ont été déterminants depuis le début. Je tiens aussi à souligner la grande générosité de l’UQAC comme institution hôte, et remercie tout particulièrement Pascale Paiement et Stéphanie Ouellet pour leur précieuse collaboration. Je souhaite également souligner la contribution de la Corporation du 350e anniversaire de Chicoutimi, avec laquelle nous avons eu le plaisir de coorganiser la séance d’ouverture. Enfin, mes remerciements à Promotion Saguenay, et tout particulièrement Véronique Claveau, pour le soutien matériel et financier mais aussi pour les conseils avisés.
Enfin, dans un esprit d’amitié, de reconnaissance et d’ouverture, l’Institut d’histoire de l’Amérique française tient à rendre hommage aux Premières Nations et aux Inuits qui habitent le territoire du Québec depuis des millénaires.
Bon congrès !
François-Olivier Dorais, Ph. D.
Président du comité organisateur
78e Congrès de l’Institut d’histoire de l’Amérique française