Durant l’entre-deux-guerres, des universitaires américains comme Milledge Bonham Jr., auteur en 1924 d’un article intitulé «Some Reasons for Teaching the History of Canada in the Colleges of the United States», ont milité pour renforcer l’esprit de paix et de coopération entre les États-Unis et le Canada par le biais d’une meilleure connaissance mutuelle de l’histoire et des cultures des deux pays.
Cette communication s’intéresse, dans un premier temps, aux objectifs et aux activités des principaux acteurs de ce réseau d’intellectuels, parmi lesquels figure notamment le président de l’Université du Maine, Arthur Hauck, qui a mené pendant son doctorat un sondage auprès de 1 000 élèves canadiens et américains en dernière année du secondaire, afin de comprendre leur connaissance du pays voisin et le regard qu’ils portent sur lui. Au Canada, plusieurs historiens, comme William Steward Wallace, Robert Falconer, recteur de l’Université de Toronto, et Reginald Trotter, de l’Université Queen’s, vont également s’impliquer dans ce réseau bilatéral visant à faire de l’histoire un pilier d’une relation pacifiée et de la coopération entre les deux peuples.
La communication présente ensuite les moments marquants de cette période, comme le congrès de la New York State Historical Association (NYSHA) organisé en 1936 en collaboration avec l’Ontario Historical Society, et dresse un bilan de l’action de ces universitaires, avec, en point d’orgue, la création en 1944 du Canada-United States Committee on Education, chargé de «renforcer les fondements de la connaissance et de la compréhension nécessaires pour assurer la pérennité de l’amitié et de la bienveillance entre le Canada et les États-Unis».