Congrès 2026

Séance 24 — Hériter et transmettre en Amérique française : dimensions régionales de l’apport citoyen en histoire et patrimoine

D’une archéologie à l’autre : éviter l’évanescence à travers l’omniprésence. L’exemple du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Érik Langevin

Université du Québec à Chicoutimi

Depuis près de vingt ans, l’équipe du Laboratoire d’archéologie de l’Université du Québec à Chicoutimi s’inscrit comme partenaire communautaire dans de nombreux projets patrimoniaux, que ceux-ci proviennent du réseau muséal ou de la société civile. En effet, alors que l’archéologie a auparavant été traitée de façon très disciplinaire avec la mise sur pied de musées ou d’expositions spécialisés, on a commencé à intégrer l’archéologie comme thématique complémentaire dans le cadre d’expositions ou de projets ayant notamment des objectifs artistiques, sociaux ou touristiques et patrimoniaux. Bref, des projets où la thématique n’a à l’origine rien à voir avec l’archéologie et parfois même avec l’histoire avec un grand H.

Nous discutons de notre participation à la mise en place d’une capsule temporelle, à la commémoration d’un village disparu sous les eaux, à quelques projets artistiques et à la commémoration du 350e du lieudit Chik8timi, où l’archéologie sera visible au niveau de la pratique et de la diffusion via de nombreuses activités de médiatisation. Notre intervention vise non seulement à décrire la place de l’archéologie dans ces projets, mais également à faire valoir le potentiel de l’archéologie comme approche pour des projets qui ne paraissent pas historiques/archéologiques à la base.