Lauréat.e 2007 pour le Prix de la Revue d’histoire de l’Amérique française

Stéphane Castonguay

Stéphane Castonguay y analyse le type de rapport à la nature qui s’instaure au ministère des Terres et Forêts du Québec lors de l’émergence de l’industrie du papier au début du XXe siècle. Il explore les premiers pas du gouvernement du Québec dans le domaine de la foresterie scientifique.

Foresterie scientifique et reforestation : l'État et la production d'une « forêt à pâte » dans la première moitié du XXe siècle

Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 60, no. 1-2, 2006
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Stéphane Castonguay y analyse le type de rapport à la nature qui s’instaure au ministère des Terres et Forêts du Québec lors de l’émergence de l’industrie du papier au début du XXe siècle. Il explore les premiers pas du gouvernement du Québec dans le domaine de la foresterie scientifique et montre comment la création de la pépinière de Berthierville, du Service forestier, de l’école de foresterie de l’Université Laval et des réserve cantonales, participe d’une politique cohérente de reforestation qui promeut le reboisement d’un type particulier d’essence forestière, l’épinette blanche, afin de favoriser le développement du secteur des pâtes et papiers. Ce faisant, l’État québécois contribue au façonnement des paysages et de l’environnement forestier, et met en place les premières balises pour séparer l’espace forestier de l’espace de colonisation et faire cesser les conflits que cette situation a alimentés depuis le milieu du XIXe siècle. Cet article d’une grande richesse documentaire est une contribution remarquable au développement de l’histoire environnementale, ce «nouveau front pionnier» de l’histoire.