Lauréat.e 2008 pour le Grand Prix de l’Institut d’histoire de l’Amérique française

Martin Petitclerc

L’ouvrage de Martin Petitclerc renouvelle la compréhension d’une des grandes questions de notre historiographie du XIXe siècle, soit la formation de la classe ouvrière. Il démontre avec minutie que la mutualité telle que vécue à travers l’Union Saint-Joseph et d’autres associations semblables a été le vecteur de la construction d’une culture associative qui a nécessité un long apprentissage et a transformé profondément les classes populaires au XIXe siècle.

« Nous protégeons l'infortune ». Les origines populaires de l'économie sociale au Québec

VLB éditeur, 2007
Fiche de l'éditeur

L’ouvrage de Martin Petitclerc renouvelle la compréhension d’une des grandes questions de notre historiographie du XIXe siècle, soit la formation de la classe ouvrière. Il démontre avec minutie que la mutualité telle que vécue à travers l’Union Saint-Joseph et d’autres associations semblables a été le vecteur de la construction d’une culture associative qui a nécessité un long apprentissage et a transformé profondément les classes populaires au XIXe siècle. Cette culture d’entraide devint un acquis indispensable pour développer le syndicalisme. C’est sous cet angle que l’ouvrage fournit une contribution essentielle à l’histoire du mouvement ouvrier. Il éclaire également l’histoire de l’assurance-vie avec laquelle Martin Petitclerc compare les sociétés de secours mutuel. Celles-ci apparaissent sous leur vrai jour comme une forme d’entraide collective alors que la première, qui absorbe la plupart des sociétés de secours mutuel au début du XXe siècle, se présente comme « une forme d’épargne individuelle » en adéquation avec les valeurs libérales de l’époque.

Tout autant que par l’originalité de sa thèse et l’importance de son apport historiographique, Martin Petitclerc se distingue par son habileté à conjuguer dans son analyse les dimensions économiques, culturelles et sociales, par la maîtrise des subtilités des concepts qui balisent son questionnement et par une connaissance approfondie de l’historiographie occidentale qui lui permet de comparer et de mettre en évidence les singularités de son objet d’étude.