L’IHAF participe aux consultations sur le projet de loi n° 64

Les représentants de l’IHAF ont plaidé pour un musée qui reflète la complexité du passé québécois et accorde une place autonome aux Premières Nations et aux Inuits.

Participation de Thomas Wien et Karine Hébert aux consultation publiques sur le projet de loi 64
Participation de Thomas Wien et Karine Hébert aux consultation publiques sur le projet de loi 64

Thomas Wien et Karine Hébert, au nom de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, ont salué la création d’un musée consacré à l’histoire du Québec, tout en insistant sur la responsabilité qu’une telle institution aura de présenter un récit rassembleur, mais nuancé et critique.

Ils ont défendu une conception de l’histoire ouverte, complexe et pluraliste, qui ne se limite pas à un récit national linéaire ou identitaire. Selon eux, le musée devrait éviter de se transformer en musée d’histoire “nationale” au sens exclusif, et plutôt adopter une approche qui tienne compte de la diversité des expériences sociales, culturelles et politiques ayant façonné le Québec.

Ils insistent pour que le futur musée reconnaisse autant les valeurs communes que les tensions et conflits qui ont marqué le passé québécois, considérant que c’est dans cette complexité que réside le véritable potentiel rassembleur du projet.

Ils ajoutent qu’il faut historiciser la notion de nation québécoise, en la plaçant dans un cadre évolutif : la nation civique actuelle, rassemblant tous les citoyens du Québec, ne doit pas être confondue avec la nation ethnique issue du Canada français. Il a rappelé que les Premières Nations et les Inuits doivent être considérés comme des sujets historiques autonomes, et non comme de simples acteurs secondaires du récit québécois.

Les représentants de l’Institut ont proposé de reformuler l’article 24.2 du projet de loi pour qu’il indique que la mission du musée est de « contribuer à la compréhension et à la diffusion de l’histoire du Québec », plutôt que de « faire connaître et promouvoir » sa culture et son identité. Ils suggèrent aussi que la loi mentionne explicitement que « les Premières Nations et les Inuits sont des sujets à plein titre de cette histoire ».

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