Pétition « Valorisons nos diplômé.e.s ! »

Une pétition de l’Institut d’histoire de l’Amérique française propose une solution pour affronter la pénurie d’enseignants en diversifiant l’accès: instaurer un certificat d’un an en pédagogie menant au brevet.

Pétition initiée par l’Institut d’histoire de l’Amérique française et destinée au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, Jean-François Roberge.

VALORISONS NOS DIPLÔMÉ.E.S ! POUR UN ACCÈS ÉLARGI À LA PROFESSION ENSEIGNANTE

(Vous trouverez ICI le communiqué de presse du 18 février 2020)

Au cours de la dernière année, les médias d’information ont publié quantité d’articles portant sur la pénurie de main-d’œuvre dans le monde de l’enseignement. Pourtant, les actions gouvernementales dans ce dossier, s’il y en a, ne sont pas apparentes, alors que les rangs des maîtres du primaire et du secondaire continuent de se dégarnir. Mobilisé par la maternelle 4 ans et l’abolition des commissions scolaires, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, semble avoir oublié d’agir en ce domaine. Plusieurs observateurs du monde de l’éducation croient pourtant que le déséquilibre n’a rien de temporaire et soulignent l’urgence d’adopter des mesures concrètes pour résorber le problème.

L’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF) saisit l’occasion de cette crise pour inviter le ministre à faire preuve de pragmatisme. Il est grand temps de diversifier les voies d’accès à l’enseignement. Depuis 1994, le baccalauréat de quatre années en sciences de l’éducation s’est imposé comme l’unique voie d’accès aux carrières enseignantes.

Or la situation actuelle invite à davantage de souplesse. En effet, le Québec se prive de ressources humaines de grande valeur. Les départements universitaires forment chaque année un nombre important de diplômés de baccalauréat, de maîtrise, voire de doctorat, dans des disciplines comme les mathématiques, la littérature, la géographie et l’histoire. Ces jeunes diplômés — souvent de véritables passionnés de leur domaine — se voient pourtant refuser l’accès aux classes, sauf pour des remplacements à la journée qui les laissent dans la précarité. S’ils souhaitent obtenir une qualification réglementaire, ils doivent entreprendre une longue et onéreuse maîtrise dite « qualifiante », en sus de leur baccalauréat. Cela semble démesuré par rapport aux exigences de la filière régulière.

Ainsi, devant la pénurie de main-d’œuvre qui menace le monde de l’éducation, nous pressons le ministre Roberge d’instaurer un certificat d’un an en pédagogie qui permettra aux diplômés de diverses disciplines d’accéder à un brevet d’enseignement. Répétons-le : le système actuel prive nos écoles de candidats hautement qualifiés. Ouvrons-en les portes à des experts issus de divers champs du savoir : notre système d’éducation et notre jeunesse ne s’en porteront que mieux !