Congrès 2026

Séance 2 — Repenser et contester l’héritage du hockey au Québec : nouvelles perspectives historiographiques

La Révolution tranquille et son influence sur le sport organisé : le cas du hockey mineur dans les années 1960

Michel Vigneault

Université du Québec à Montréal

Le nombre de licenciés dans l’Association québécoise de hockey amateur (AQHA) passe de 53 000 membres en 1967-1968 à 130 000 en 1969-1970. Pourquoi cette augmentation? Avant 1968, la majorité des joueurs de hockey n’étaient pas affiliés à l’AQHA, mais plutôt inscrits à une organisation affiliée à une fédération sous la Confédération des loisirs du Québec. Cette Confédération était connue avant 1965 sous le nom de l’œuvre des terrains de jeux (OTJ), organisme dirigé par le clergé catholique depuis les années 1930. Avec la Révolution tranquille, l’OTJ disparaît pour devenir laïc à la suite de pressions du gouvernement libéral de Jean Lesage. Le sport organisé était alors aussi sous l’influence de cette révolution sociale et économique.

Ainsi, le hockey mineur québécois était divisé en deux groupes distincts sans communication entre eux. D’un côté, il y avait l’organisation de l’OTJ et de l’autre celle majoritairement anglophone de l’AQHA affiliée à l’Association canadienne (ACHA). À compter de 1968, la région de Montréal du hockey mineur de la CLQ décide de se joindre à l’AQHA et d’en prendre le contrôle par son nombre de licenciés. Les autres régions vont rapidement se joindre à eux, et en 1971 l’AQHA devient la Fédération du hockey mineur du Québec, tout en restant affiliée à l’ACHA.

Cette communication veut expliquer comment l’organisation du hockey au Québec a changé radicalement dans les années 1960, passant de deux organisations parallèles à une seule, maintenant connue sous le nom de Hockey-Québec.