Lauréat.e 2014 pour le Prix de la Revue d’histoire de l’Amérique française

Eva Guillorel

S’inspirant de travaux en linguistique, en anthropologie et en histoire, l’auteure livre ici un texte élégant qui contient une analyse fine et méticuleuse des stratégies linguistiques d’évangélisation développées par des missionnaires en Acadie. Aux yeux de l’auteure, l’Acadie constituait un « espace-test » pour les missionnaires européens qui devaient négocier et éventuellement maîtriser les langues amérindiennes (notamment le mi’kmaq, l’abénaki et le malécite).

Gérer la « confusion de Babel » : politiques missionnaires et langues vernaculaires dans l'Est du Canada (XVIIe-XIXe siècles)

Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 66, no. 2, 2012
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S’inspirant de travaux en linguistique, en anthropologie et en histoire, l’auteure livre ici un texte élégant qui contient une analyse fine et méticuleuse des stratégies linguistiques d’évangélisation développées par des missionnaires en Acadie. Aux yeux de l’auteure, l’Acadie constituait un « espace-test » pour les missionnaires européens qui devaient négocier et éventuellement maîtriser les langues amérindiennes (notamment le mi’kmaq, l’abénaki et le malécite).
La décision d’examiner la longue période qui s’étend des premiers contacts entre missionnaires catholiques et autochtones au XVIIe siècle jusqu’à la moitié du XIXe siècle lui permet d’évaluer la transition entre les régimes français et britannique sous l’angle inédit des choix linguistiques des missionnaires. Elle en arrive à la conclusion qu’au lendemain de la Conquête britannique, la nécessité d’apprendre les langues autochtones devient encore plus pressante pour les autorités ecclésiastiques qui doivent dorénavant faire face à la concurrence protestante.