Benoît Grenier | Persistances seigneuriales. Histoire et mémoire de la seigneurie au Québec depuis son abolition
Lauréat.e 2024 pour le Grand Prix de l’Institut d’histoire de l’Amérique française

Benoît Grenier

C’est un ouvrage très personnel qu’offre Benoît Grenier dans Persistances seigneuriales. Histoire et mémoire de la seigneurie au Québec depuis son […]

Persistances seigneuriales. Histoire et mémoire de la seigneurie au Québec depuis son abolition

Éditions du Septentrion, 2023
Fiche de l'éditeur

C’est un ouvrage très personnel qu’offre Benoît Grenier dans Persistances seigneuriales. Histoire et mémoire de la seigneurie au Québec depuis son abolition. L’auteur propose ici les conclusions d’une enquête qui l’anime depuis près de quinze ans et qui souligne son engagement en faveur de l’histoire publique. Convaincu depuis longtemps que la mort officielle du régime seigneurial en 1854 dissimule finalement mal une agonie qui se prolonge, parfois même jusqu’à nos jours, l’auteur s’attache à retrouver les multiples avatars contemporains de cette institution obstinée. Les persistances, ce sont d’abord les traces matérielles, les rentes seigneuriales ou les forêts domaniales, parfois fort conséquentes, qui ont façonné durablement les fortunes de certaines familles et institutions religieuses. On découvre aussi, et peut-être surtout, ce que le régime seigneurial anime chez ceux et celles qui s’en réclament, ceux qui l’ont fait vivre, et ceux qui continuent à en entretenir le souvenir. Au fil de nombreux entretiens, l’auteur recueille la parole des derniers témoins d’une distinction vécue parfois avec pudeur, souvent avec fierté. Faire l’histoire des persistances seigneuriales, pour Benoît Grenier, c’est ainsi faire l’histoire des ambivalences de la distinction, que celle-ci s’enracine dans la généalogie ou dans un terroir. Enfin, Persistances seigneuriales souligne avec sensibilité la dette de l’historien envers les nombreuses collaborations qu’il a su nouer au fil des années. Le respect de l’auteur pour ses interlocuteurs et interlocutrices y transparaît à chaque page. Les érudits locaux, les défenseurs acharnés de l’histoire régionale, les communautés héritières de la mémoire seigneuriale y trouveront, dans un ouvrage abondamment illustré, le témoignage de cette reconnaissance. Le public, pour son plus grand bénéfice, en récolte les fruits.